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Sources

Ce support part des cours d'œnologie d'Hervé. Tout ce qui s'y ajoute — une couleur, une date, une dénomination — a été vérifié dans les cahiers des charges de l'INAO ou auprès des interprofessions, et porte la marque de sa provenance. Cette page dit d'où vient quoi.

D'où vient ce support

Tout part des cours d'œnologie d'Hervé. Rien n'y a été ajouté sans le signaler.

Onglet Appellations — les 369 appellations et 418 dénominations complémentaires sont celles que citent les cours Vin de France 1 et 2, y compris sur les diapositives (Rhône, Alsace, Beaujolais, Corse, Champagne n'y figurent qu'en image). Aucune appellation absente du cours n'a été ajoutée. Les noms ont été ramenés à l'orthographe officielle de l'INAO (Pauillac et non « Paullac », Banyuls grand cru, Crémant de Bordeaux, Rivesaltes, Sable de Camargue, Entraygues - Le Fel…) ; l'écriture du cours reste affichée sous chaque fiche corrigée. Quelques mises au point : le Klevener de Heiligenstein est une dénomination de l'AOC Alsace et non un grand cru ; le tableau des grands crus d'Alsace du cours en compte 50, le 51e étant le Kaefferkopf (2007) ; Champtoceaux est un cru du Muscadet Coteaux de la Loire, pas du Sèvre et Maine ; Crépy est désormais un cru du Vin de Savoie ; l'AOP Médoc a bien été ouverte aux blancs en août 2025. Chaque région a sa page : la pyramide y reprend les niveaux du cours ; en Bourgogne, l'étage « premiers crus » regroupe les villages dont le cours précise qu'ils « existent en premier cru » (mention, pas appellation distincte).

Onglets Europe et Monde — les 183 fiches des onze cartes pays reprennent les indications terroir des supports de cours (modules Europe et Monde), recroisées appellation par appellation avec les sources institutionnelles : consejos reguladores espagnols, IVDP et Wines of Portugal, consorzi italiens, Wines of Greece, Napa Valley Vintners et Washington State Wine, Wines of Chile et Wines of Argentina, WOSA, Wine Australia, New Zealand Winegrowers. Les contours de pays sont tracés d'après les données géographiques Natural Earth ; chaque marqueur a été vérifié par calcul pour tomber sur les terres. Toutes les terres d'une même carte sont à la même échelle : aucune île n'est grossie sur place, sinon les proportions d'un archipel seraient fausses (Minorque plus grande que nature à côté de Majorque) et les Baléares n'auraient pas la même taille sur l'onglet Espagne et sur l'onglet Portugal. Les zones trop resserrées pour l'échelle du pays passent donc en encart zoomé, relié par un trait à leur position réelle (Côte Nord de Californie, Santorin, Pantelleria, Éoliennes, Adélaïde, Limestone Coast, Tasmanie) ; les archipels hors cadre ont leur propre encart légendé (Canaries, Madère, Açores). Chaque pays est tracé en entier, y compris là où le vignoble n'occupe qu'une fraction du territoire : le Chili sur ses 4 300 km, l'Argentine de Salta à la Terre de Feu, l'Afrique du Sud jusqu'au Limpopo. Quand l'échelle du pays complet ne suffit plus à séparer les régions, la bande viticole est reprise dans un panneau agrandi — un cadre pointillé sur la carte du pays montre la portion reprise et de combien elle est grossie.

Onglet « Sols & terroirs » — les 46 fiches reprennent la synthèse pédagogique fournie par l'utilisateur. C'est volontairement simplifié : chaque région mélange en réalité plusieurs sols à l'échelle de la parcelle. Pour une lecture parcellaire, voir les cartes du BRGM (InfoTerre) ou celles du Cartographe pour la Revue des Vins de France.
Une fiche a été scindée : le document d'origine traitait « Médoc & Graves » comme un seul terroir. Les deux cahiers des charges INAO les séparent pourtant sur un point net — au Médoc les graves reposent sur un socle argilo-calcaire tertiaire, dans les Graves sur du sable pur ou de l'alios. CDC Médoc, CDC Graves, CDC Pessac-Léognan.
L'Alsace et le Sud-Ouest ont été découpés de la même façon : c'étaient les deux dernières entrées « mosaïque », et c'est justement là qu'on perdait l'information. L'Alsace donne quatre fiches (granite du piémont, calcaire et marnes des collines sous-vosgiennes, schiste et grès, Rangen de Thann) d'après le CIVA, qui recense officiellement 13 types de sols ; le Sud-Ouest en donne neuf (Bergerac ×2, Cahors, Gaillac, Fronton, Marcillac, Madiran, Jurançon, Irouléguy), qui relèvent de quatre bassins géologiques distincts. Une famille volcanique a été ajoutée à la légende pour le seul Rangen.
Bordeaux et le Sud-Ouest sont désormais deux bassins séparés, de même que le Jura et la Savoie, détachés de la Bourgogne et distingués l'un de l'autre (marnes bleues du Lias et calcaires jurassiques d'un côté, moraines glaciaires et éboulis calcaires alpins de l'autre). Le nord du Sud-Ouest reçoit deux fiches Bergerac : Monbazillac & Saussignac (molasses de l'Agenais et calcaires lacustres, coteau exposé nord au-dessus de la Dordogne — le cahier des charges parle de « la rosée, les brumes ou les brouillards matinaux », origine du botrytis) et Pécharmant & Rosette (sables et argiles à graviers du Périgord, avec le « tran », horizon d'argile ferrugineuse imperméable vers 50 cm qui bride la vigueur). Le tran n'est pas l'alios bordelais : le tran est une argile ferrugineuse, l'alios un grès induré où l'aluminium domine le fer. Cahiers des charges INAO Bergerac / Monbazillac / Pécharmant, IVBD.
La Champagne et l'Alsace forment désormais deux bassins séparés : ils n'ont ni la même géologie ni le même climat, et les regrouper sous « Nord & Est » masquait la craie pure champenoise autant que la mosaïque alsacienne.
La Provence, qui n'avait qu'une fiche « calcaire », en compte six. La ligne Toulon–Le Luc sépare deux mondes : à l'ouest la Provence calcaire plissée (Trias à Crétacé), à l'est la Provence cristalline varisque. Bandol & Cassis — cuvette du Beausset, marnes et calcaires récifaux, sols argilo-calcaires très caillouteux ; Pays d'Aix, Palette & Les Baux — calcaires lacustres du Lutétien (Montaiguet, Langesse) et grèzes litées des Alpilles ; Coteaux Varois — argiles de décalcification, 350 à 500 m ; Massif des Maures — phyllades, micaschistes et gneiss ; Fréjus — grès et pélites permiens sous colluvions de rhyolite de l'Estérel ; Bellet — poudingue pliocène à 80-90 % de sable. Sources : cahiers des charges INAO Bandol, Cassis, Palette, Coteaux Varois, Côtes de Provence ; Syndicat des Côtes de Provence.
Quatre raccourcis provençaux écartés : Bandol n'est pas un terroir de grès triasiques — environ 90 % du vignoble est argilo-calcaire, le Trias n'affleurant qu'à Ollioules-Évenos ; les Maures ne sont pas granitiques mais schisteuses (phyllades), le granite restant localisé à La Garde-Freinet ; l'Estérel rhyolitique lui-même n'est pas planté, la vigne est en périphérie sur le Permien ; et Palette repose sur un calcaire lacustre tertiaire, pas sur le crétacé de Sainte-Victoire.
Numérotation : les fiches sont numérotées dans l'ordre des bassins, de sorte que les zones d'un même vignoble se suivent.
Trois idées reçues corrigées au passage, sources à l'appui : le Rangen de Thann n'est pas schisteux mais volcano-sédimentaire (grauwacke, tuf, andésite) ; le mot « boulbènes » figure dans le cahier des charges de Madiran, pas dans celui de Fronton, qui parle de graves et de galets siliceux ; et le « poudingue » est une formation de Jurançon, pas de Madiran.

Comment lire les fiches

Quelques conventions d'écriture, qui évitent de confondre ce que dit le cours et ce que disent les textes officiels.

(INAO), (BIVB), (CIVR)…Un marqueur en fin de note signale une information qui ne vient pas du cours mais d'une source extérieure, et laquelle.
cours : « … »Sous une fiche, l'écriture employée par le cours quand elle diffère du nom officiel. Rien n'est effacé : les deux restent visibles.
nom barréUne dénomination retirée de son cahier des charges, gardée pour mémoire parce que le cours la cite encore (Béarn Bellocq, supprimé en 2024, par exemple).
lieu-dit d'usageUn nom de climat employé par la profession mais absent du cahier des charges : les lieux-dits d'Hermitage ou les climats des crus du Beaujolais.
pastilles de couleurLes couleurs de vin autorisées par le cahier des charges, vérifiées appellation par appellation, et non celles que produit tel ou tel domaine.

Alcool — potentiel alcoolique du cépage, en ordre de grandeur : ce que sa maturité habituelle donne au vin (faible, moyen, élevé, très élevé). L’année, le climat et le style du vigneron comptent autant : ce n’est pas le degré d’un vin précis.

Un mot sur la famille « Sols mêlés » — les six autres puces de légende répondent à « quelle roche ? » ; celle-là répond à « combien ? ». Ce n'est pas un type de sol, mais le constat qu'aucun ne domine : la Napa Valley compte plus de 100 types de sols sur 50 km, McLaren Vale plus de 40 géologies cartographiées, Stellenbosch alterne granite, grès et schiste d'un versant à l'autre. Là, une couleur unique serait un mensonge. Elle est donc réservée aux vrais patchworks (30 régions sur 229) et tenue en gris-brun neutre, à l'écart des six teintes : une vingtaine de régions qui y figuraient auparavant ont rejoint leur sol dominant — Némée est « argile calcaire sur roche-mère calcaire », donc calcaire ; Franciacorta est faite de moraines glaciaires sablo-limoneuses, donc sable et galets. La nuance n'est pas perdue : elle reste écrite dans les sous-puces de chaque fiche, plus précises que ne le sera jamais une couleur.

Deux avertissements qui changent la lecture
La robe suit l'usage français, où le grenat précède le rubis. La nomenclature du WSET, dans laquelle garnet désigne au contraire un rouge déjà évolué, n'est pas utilisée. Seules ses échelles à cinq niveaux (acidité, tanins, corps) le sont. Les catégories de sucres résiduels et les dosages des effervescents suivent le règlement UE n° 607/2009.
La marque d'origine des arômes (● raisin, ◐ fermentation, ○ élevage et temps) repose sur un tableau de correspondance par descripteur. Elle est fiable pour les cas documentés — vanilline du bois, diacétyle de la malolactique, TDN du Riesling — mais approximative quand l'origine dépend du contexte : le miel est botrytique sur un liquoreux et oxydatif sur un vin vieilli.

Corrections apportées au cours

Là où le cours et les textes officiels divergent, c'est le texte officiel qui l'emporte — et l'écart est signalé, jamais gommé.

Corrections apportées au cours — Europe : le Douro est massivement schisteux, le granite n'étant que périphérique (IVDP), et le mot xisto désigne surtout des schistes argileux et phyllades ; les Pouilles n'ont aucun substrat volcanique — c'est de la terra rossa sur calcaire karstique, la confusion venant du Vulture, en Basilicate ; le « graphite » du Piémont est un descripteur de dégustation du Nebbiolo, pas un constituant du sol ; « argile et grès » pour la Toscane manque les deux termes attendus, galestro et alberese ; la Sardaigne est granitique et schisteuse, le calcaire y est marginal ; en Bierzo la seconde composante n'est pas le granite mais les argiles rouges ferreuses de la plaine. Monde : au Chili, Itata et Bío Bío sont granitiques — le vrai volcanique commence à Malleco — et le calcaire de Limarí n'est pas la seule rareté du pays (schiste d'Aconcagua Costa, ardoise d'Empedrado) ; Rapel n'est pas au même niveau que Cachapoal et Colchagua, c'est la DO qui les contient. Au Valle de Uco, ce ne sont pas des sols calcaires mais du carbonate de calcium précipité sur place sur des alluvions (caliche) — nuance tranchée par les travaux de zonage du Catena Institute. En Australie, la terra rossa de Coonawarra fait environ 50 cm et non quelques centimètres ; les vignes franches de pied de la Barossa doivent leur survie à la quarantaine, pas au sable ; et la Hunter Valley n'est pas une région volcanique, le basalte y étant minoritaire.

Ouvrages et bases de données

Ouvrages

Sites

Points laissés en suspens

Là où les sources divergent et où je n'ai pas tranché.

Points laissés en suspens, où les sources divergent et où je n'ai pas tranché : la Chine, possiblement premier pays au monde en surface de Cabernet sauvignon et de Carmenère (sous le nom Cabernet Gernischt) ; l'identité Verdicchio = Turbiana de Lugana, établie par l'ADN mais contestée par le Consorzio Lugana ; le Tessin suisse pour le Merlot ; les Muscats (blanc à petits grains, d'Alexandrie, Ottonel) et les Piquepoul (blanc, gris, noir), regroupés chacun sur une seule ligne ; cinq divergences de sources tranchées au milieu et signalées sur la ligne concernée : l'acidité du Bourboulenc, celle du Dolcetto et celle du País, ainsi que l'intensité de robe du Xinomavro. Enfin Trebbiano di Soave, que l'ADN identifie au Verdicchio et non à l'Ugni blanc, lequel est le Trebbiano toscano : deux cépages distincts sous un nom commun.

Cahiers des charges consultés 175

Le texte homologué de chaque appellation, appellation par appellation : c'est lui qui a tranché les couleurs, les dénominations et les mentions.

Cliquer une région déplie ses liens ; chaque lien ouvre le document qui a servi à vérifier l'appellation citée.

Alsace19
Champagne3
Bourgogne22
Beaujolais4
Jura4
Savoie & Bugey5
Loire41
Bordeaux6
Sud-Ouest11
Languedoc10
Roussillon2
Rhône29
Provence7
Corse3
—9

Pages d'interprofession et d'appoint 114

Les pages de syndicats, d'interprofessions et de sites spécialisés qui ont servi quand le cahier des charges était muet ou inaccessible.

Cliquer une région déplie ses liens ; chaque lien ouvre le document qui a servi à vérifier l'appellation citée.

Alsace9
Bourgogne6
Jura3
Savoie & Bugey2
Loire19
Bordeaux30
Sud-Ouest19
Languedoc13
Roussillon5
Rhône2
Provence2
—4

Sources que je n'ai pas pu atteindre

Plusieurs sites officiels et d'interprofession refusent les outils de récupération automatique. C'est la raison pour laquelle Wikipédia revient souvent dans les listes ci-dessus : il a servi de recoupement là où la source de référence était fermée. Quand une information ne repose que sur une source d'appoint, la fiche le dit.

vinsdeloire.frInterLoire — 403 aux outils de récupération ; le livret officiel des appellations (PDF hébergé sur le même site) a été utilisé à la place.
languedoc-aop.com, vins-languedoc.comInterprofession du Languedoc — injoignables ; le cahier des charges de l'AOC Languedoc a servi de source principale.
legifrance.gouv.fr403 sur les décrets : les cahiers des charges de l'INAO ont été privilégiés quand ils étaient accessibles.
info.agriculture.gouv.frBO-AGRI — bloqué par robots.txt sur plusieurs fiches.
ec.europa.eu (eAmbrosia)Registre européen — non accessible ; les noms alternatifs récents (« Blavia ») restent donc à confirmer.
vindesavoie.fr, roussillon.wine, vinsdeprovence.com, vinsdecorse.comInterprofessions injoignables au moment de la vérification ; les cahiers des charges et, à défaut, des sources d'appoint ont été utilisés.

Textes officiels

Ce qui fait foi : le cahier des charges d'une appellation dit ses couleurs, ses cépages, ses rendements et ses dénominations. C'est la source qui a tranché chaque désaccord.

Interprofessions et syndicats

Les organismes de la filière : ils publient les listes d'appellations, les chiffres de production et les explications de terroir que les cahiers des charges ne donnent pas.

Sources d'appoint

Utilisées pour dégrossir ou pour recouper, jamais pour trancher seules. Quand une information ne vient que de là, la fiche le dit.